Sauter des repas
Lorsque notre organisme est soumis à une restriction alimentaire, notre hypothalamus réagit, afin d’assurer notre survie, en favorisant la fabrication de réserves énergétiques (sous forme de graisse) à partir des nutriments contenus dans le repas suivant pour pouvoir faire face aux prochaines périodes de famine. Si la restriction alimentaire se prolonge, l’hypothalamus augmente notre rendement, ce qui nous permet de continuer à vivre et à bouger normalement, mais en utilisant moins d’énergie. Ce processus a pour but de nous faire grossir et/ou d’économiser nos réserves graisseuses pour nous garder en vie. Il va de soi qu’entretenir ce mécanisme alors qu’on est déjà trop gros n’est pas souhaitable ! Il convient donc d’éviter de sauter des repas.
En outre, lorsqu’on fait l’impasse sur un repas, il y a de grands risques d’avoir davantage faim par la suite, ce qui peut nous amener à "craquer" plus facilement et sur n’importe quoi. Généralement, ce n’importe quoi sera constitué d’aliments à haute valeur énergétique, faciles à se procurer et à consommer : sucreries, gâteaux, mais aussi fromage et charcuterie répondent très bien à ces critères.
Enfin, de nombreuses études s’accordent à montrer que les personnes qui font l’impasse sur le petit déjeuner mangent plus que les autres à partir de midi et sont davantage attirées par les aliments très énergétiques (gras et sucrés). Toute personne souhaitant maigrir doit donc éviter ce type de comportement.
Manger comme avant, mais moins
On peut manger en petite quantité mais d’une façon totalement anarchique, déstructurée et déséquilibrée. Si on se contente de diminuer les quantités sans améliorer la qualité de son alimentation, d’une part, on aura faim, et d’autre part, les kilos perdus reviendront dès que l’on recommencera à manger un peu plus, ce qui est inévitable.
Pour maigrir sans menacer sa santé, sans souffrir de la faim, et de façon durable, il faut surtout manger mieux, ce qui oblige souvent à manger davantage !
La réflexion qu’un(e) diététicien(ne) entend le plus souvent est sans doute : "Mais je n’aurai jamais assez faim pour manger tout ça !".
Une autre réaction fréquente chez la personne qui souhaite maigrir et à qui l’on conseille de manger plus est l’incrédulité. Il est vrai qu’a priori, le fait de manger plus paraît devoir faire grossir. Mais qu’avez-vous à perdre à essayer de manger équilibré, sinon vos kilos ?
Baisser les bras au moindre écart
Si vous avez fait un écart de régime, ou si vous prévoyez d’en faire un, ne changez rien à votre régime ni avant, ni après : c’est la meilleure façon d’éviter de le déséquilibrer ! Il n’y a rien de pire que de manger très peu au repas qui précède l’écart prévu, puisque en faisant cela, vous aurez davantage faim au moment fatidique. Résultat, cet écart de régime risque d’être bien plus important que vous ne l’aviez imaginé. Quant à manger moins au repas suivant, il va de soi que si vous n’avez vraiment pas faim, ce repas sera léger, mais, comme toujours, il est souhaitable qu’il reste équilibré. Une bonne solution consiste à manger de tous les aliments prévus dans votre ration, mais en moindre quantité.
Il faut également savoir accepter ses faiblesses, ce qui permet de mieux les gérer : s’autoriser un écart de régime une fois de temps à autre est tout à fait envisageable. Inclus dans un régime amaigrissant par ailleurs équilibré le reste du temps, au mieux, il passera inaperçu ; au pire, il ralentira votre perte de poids. Dans tous les cas, il ne vous fera pas grossir et il n’y a vraiment pas de quoi s’en vouloir.
Certes, qui peut manger un œuf, peut manger un bœuf (!) Autrement dit, si le fait de vous faire plaisir vous conduit à ne faire que des écarts de régime ou si, quand vous mangez un carré de chocolat, vous finissez inévitablement la tablette, il vaut mieux faire preuve de rigueur pour éviter la débâcle et le sentiment de culpabilité qui va de pair.
Les "coups de pouce" minceur
L’eau ne fait pas maigrir, mais elle est une aide précieuse pour :
- drainer les déchets métaboliques liés à l’amaigrissement,
- remplacer le grignotage par la prise répétée de petites gorgées d’eau, qui est une bien meilleure habitude,
- faire gonfler les fibres végétales contenues dans l’alimentation, procurant ainsi une sensation de plénitude gastrique contraire à la frustration qui est engendrée par des repas trop peu volumineux.
Il faut donc boire 1,5 à 2 l d’eau par jour.
Le sel ouvre l’appétit et peut occasionner, lorsqu’il est pris en excès, un phénomène de rétention d’eau à la fois désagréable par la sensation de gonflement et de lourdeur qu’il provoque, mais aussi par le sentiment d’échec que l’on ressent lorsque la perte de graisse est masquée par le poids de l’eau retenue dans notre corps. Il faut donc éviter de consommer trop de sel : celui contenu dans certains aliments ou boissons particulièrement salés, mais aussi celui rajouté dans l’assiette, par habitude (parfois sans même prendre la peine de goûter l’aliment au préalable).
L’alcool est un nutriment énergétique dont notre corps n’a pas besoin. Outre le fait qu’il soit très nocif pour le foie et qu’il soit susceptible d’engendrer une toxicomanie, il importe de rappeler que 1 g d’alcool apporte 7 kcal ! Les boissons alcoolisées peuvent contenir par ailleurs du sucre, ce qui accroît encore la "note énergétique".
Le fait de supprimer l’alcool permet de réaliser une économie d’apport énergétique plus ou moins marquée, qui en vaut toujours la peine. A défaut d’être supprimé, l’alcool sera du moins pris en quantité modérée et contrôlée.
Prendre une collation entre deux repas, si l’on a vraiment faim (crampes d’estomac douloureuses et sensation de fatigue intense en cas d’hypoglycémie) n’est pas préjudiciable à la réussite du régime. En fait, il vaut mieux que les repas soient suffisamment copieux pour éviter l’apparition de la faim entre les repas, car une faim imprévue peut entraîner des débordements alimentaires liés à l’urgence de manger. Comme on l’a expliqué plus haut, on peut fractionner sa ration en 4 ou 5 prises, sans problème. Ce qui importe, c’est que ces collations soient complètes et bien choisies : un yaourt et 1 fruit sont toujours préférables à une barre chocolatée ou des gâteaux.
Avoir une activité physique suffisante et régulière, soit au moins deux séances de 35 minutes par semaine associées au fait de bouger tous les jours (marche à pied, escaliers, courses, ménage, jardinage, etc.) permet d’augmenter notre masse musculaire (donc la dépense énergétique d’entretien de nos muscles), de remodeler notre corps, et de nous maintenir en bonne forme physique.
Se peser 1 fois par semaine, à jeun, dans la même tenue et sur la même balance permet de contrôler la réalité de la perte de poids, sans que cette idée ne tourne à l’obsession.
Des méthodes complémentaires douces et non-invasives : homéopathie, relaxation et psychothérapie, peuvent vous aider à mieux vivre cette période de changement, tandis que les massages appliqués sur certaines zones rebelles permettront d’améliorer la circulation locale donc de favoriser la mobilisation des graisses et le drainage des déchets.
Les mauvais plans
Les compléments alimentaires et les médicaments "de l’obésité", qui annoncent monts et merveilles, sont généralement onéreux. De plus, ils peuvent présenter des effets indésirables parfois gênants ou dangereux pour la santé. Les plus crédibles ne permettent de maigrir que dans le cadre d’un régime amaigrissant bien suivi, associé à une bonne hygiène de vie (ce qui est déjà suffisant en soi pour provoquer l’amaigrissement !). On n’y fera appel qu’en dernier recours, si le régime hypoénergétique équilibré ne permet pas ou plus d’obtenir des résultats satisfaisants.
Les substituts de repas peuvent être une solution de dépannage pour éviter de sauter un repas ou pour contrôler l’apport énergétique de la ration. Comme ils ne nous apprennent pas à corriger nos erreurs alimentaires en faisant les bons choix parmi les aliments traditionnels, ils risquent de nous conduire à "reculer pour mieux sauter". Ils peuvent être consommés à l’occasion ou sous forme de cure pendant une période n’excédant pas trois semaines. L’apport énergétique correspondant à un repas est dans l’ensemble trop faible pour être l’équivalent d’un vrai repas, même léger. En outre, les substituts de repas n’apportent pas la satisfaction que procurent les aliments authentiques : ils sont vite consommés, de faible volume, rapidement digérés, pauvres en micro nutriments protecteurs. Enfin, certaines personnes les consomment en plus de leur alimentation habituelle, ce qui, bien sûr, entraîne une prise de poids !
Les produits allégés sont utiles pour réduire les apports en matière grasse excessifs, en faisant par ailleurs attention à son alimentation, sur toute la ligne. En effet, si on se contente de consommer des produits allégés, il y a peu de chances que l’on obtienne des résultats très visibles. En outre, si on choisit de consommer ces produits pour en manger trois fois plus, on prendra du poids au lieu d’en perdre !
Les régimes "miracle" jouent sur une faiblesse propre à la plupart des personnes qui souhaitent maigrir : le désir de maigrir rapidement et définitivement. Tous les prétextes sont bons, dès lors, pour vous faire avaler n’importe quoi, au sens propre comme au figuré ! En général, ce type de régime repose sur des rumeurs savamment élaborées qui se propagent comme la poudre. Comme ils sont déséquilibrés, carencés, et très basses calories, ils ne font qu’entretenir l’effet yo-yo et porter atteinte au moral des personnes qui s’y risquent. A fuir absolument.
Se peser tous les jours, voire à plusieurs reprises chaque jour, peut s’avérer très décourageant car les variations normales de notre poids (après un repas, quand nous avons besoin d’uriner ou d’aller à la selle, ou encore pendant les jours qui précèdent les règles) sont inéluctables
Similar Posts:
- Les regimes dangreux
- Les regimes dangereux
- Ce qu’il faut manger et ce qu’il ne faut pas manger pour maigrir
- Avantages de régime universel du docteur Jean-Michel Cohen
- Régime Alimentaire : 3 Grandes Erreurs à éviter à Tout Prix
Popularity: 5% [?]
Les mots clés pour trouver cet article:
- ecart regime
- regime et ecarts
- comment reagit le corps si ecart pendant le regime
- peut on faire des écarts lors dun régime
- regime piege a eviter
1 Comment